1. Ce qu'il faut mesurer, par ordre d'utilité
Toutes les sondes ne se valent pas en rapport fiabilité / intérêt. Voici l'ordre dans lequel les ajouter.
| Mesure | Utilité | Entretien |
|---|---|---|
| Température | Critique — détecte panne de chauffage et canicule | Vérification annuelle |
| Niveau d'eau | Critique — sécurise l'osmolateur | Nettoyage mensuel des flotteurs |
| Salinité / conductivité | Élevée — détecte fuite d'osmolateur | Calibration mensuelle |
| pH | Moyenne — utile en tendance, pas en valeur absolue | Calibration mensuelle, sonde à changer régulièrement |
| ORP | Faible en usage courant | Interprétation délicate |
Une sonde non calibrée est pire qu'aucune sonde : elle déclenche des corrections sur une valeur fausse.
2. Sécuriser l'osmolateur : la panne la plus destructrice
Un osmolateur bloqué en marche dessale un bac entier en quelques heures. C'est la panne la plus fréquente et la plus fatale.
- Toujours deux capteurs indépendants : un capteur de travail et un capteur de sécurité haut.
- Limiter le volume de la réserve d'eau osmosée à ce que le bac peut absorber sans dessalement critique.
- Ajouter une temporisation maximale de pompage : au-delà de la durée normale, coupure et alerte.
- Tester la sécurité en la déclenchant volontairement, tous les trimestres.
3. Pompes doseuses : calibration et anti-siphon
Une doseuse dérive avec l'usure des tubes silicone. Un débit annoncé à 1,5 mL/min peut tomber à 1,2 mL/min en quelques mois, soit 20 % de dosage en moins sans qu'aucune alarme ne se déclenche.
- Calibrer par pesée (1 mL d'eau ≈ 1 g) une fois par mois, et noter la valeur dans le journal.
- Remplacer les tubes selon la préconisation du fabricant, avant rupture.
- Installer les tuyaux en boucle au-dessus du niveau d'eau pour empêcher tout siphonnage.
- Fractionner les doses et espacer les canaux alcalinité et calcium.
4. Concevoir des alertes qu'on ne finit pas par ignorer
Le principal échec du monitoring est la fatigue d'alerte : trop de notifications, donc plus aucune lue. Une alerte doit correspondre à une action.
- Critique (notification immédiate) : température hors plage, dessalement, arrêt de la pompe de retour, fuite détectée.
- Importante (notification quotidienne) : KH hors cible, absence de relevé depuis plusieurs jours, maintenance en retard.
- Informative (consultation) : tendances, consommation des doseuses, historique de croissance.
- Toujours définir une hystérésis et un délai de confirmation pour éviter les alertes en rafale sur une valeur qui oscille autour du seuil.
La page Alertes d'AquaCare permet exactement cette hiérarchisation par paramètre : seuil, priorité et canal de notification.
5. Intégration matérielle et supervision centralisée
Un contrôleur pilote et mesure ; la supervision, elle, conserve l'historique, croise les événements et déclenche les alertes. AquaCare joue ce second rôle en récupérant les relevés de vos appareils connectés et en les rapprochant du journal de bord, des paramètres saisis et des analyses ICP.
- Relier le contrôleur (Neptune Apex ou passerelle AquaCare Bridge) pour l'ingestion automatique des mesures.
- Conserver un relevé manuel hebdomadaire : il sert de contrôle croisé de la sonde.
- Journaliser tout changement de matériel ou de dosage : sans cela, aucune courbe n'est interprétable a posteriori.
6. Plan de panne
L'automatisation doit échouer en position sûre. Écrivez le scénario avant qu'il n'arrive.
- Coupure de courant : onduleur sur la pompe de retour ou une pompe de brassage, plus une pompe à air sur batterie.
- Panne du contrôleur : le bac doit survivre 48 h sans lui — chauffage sur thermostat propre, éclairage sur minuterie de secours.
- Absence prolongée : réduire le nourrissage automatique, désactiver les dosages non indispensables, prévoir un contact capable d'intervenir physiquement.
- Tester une coupure volontaire une fois par an, en présence, pour valider le plan.
